L'oeil et l'esprit, Merleau-Ponty

« Le peintre « apporte son corps » dit Valéry. Et en effet on ne voit pas commet un esprit pourrait peindre .C’est en prêtant son corps au monde que le peintre change le monde en peinture. Pour comprendre ces transsubstantiations, il faut retrouver le corps opérant actuel, celui qui n’est pas un morceau d ‘espace, un faisceau de fonctions, qui est un entrelacs de vision et de mouvement. »

 

« la vision est suspendue au mouvement »

 

Merleau Ponty montre ici à quel point la vision est indissociable du mouvement. « Cet extraordinaire empiètement » montre donc que la perception visuelle n’est pas que due au système de la vue il engage le corps aussi.

"Cette vision dévorante, par delà les données visuelles, ouvre sur une texture de l'Etre dont les messages sensoriels discrets ne sont que les ponctuations ou les césures, et que l'oeil habite, comme l'homme sa maison." (p.27 éditions folio essais)