Notes sur la conférence sur le jeu, médiathèque Falala, Reims

Les invités: Guy Poblonne

Un éclaircissement intéressant sur le statut du jouet en psychanalyse.

Guy Poblonne est revenu sur le texte de Freud sur le principe de plaisir et de déplaisir chez l'enfant.

Le déplaisir entraînant une tension psychique, sa satisfaction et le plaisir engendré fait retomber cette tension. L'appareil psychique tend ainsi à réduire la tension psychique et recherche une constante, une tranquilité.

Freud observe son petit-fils qui jouealors que sa mère s'est absentée; l'enfant jette un objet et crie "parti" et et recommence ainsi de suite. L'enfant met en scène alors un jeu qui fonctionne sur la disparition et le retour,pour supporter le départ de sa mère. Il trouve du plaisir à répéter une scène qui sucite un certain déplaisir. Plusieur s hypothèses expliquent ce jeu _soit il trouve du plaisir à devenir actif alors qu'il était passif, à la merci de l'évenement_ soit il cherche à se venger.

Le jeu via le langage permet de reprendre la main (et dans ce sens revoie au fantasme de Lacan), le langage permet de se considérer comme un machiniste .

L'objet a ici un statut spécial , il sert à autre chose son usage est dénaturé.

Florence Doléac

Elle joue avec des éléments quotidiens. Elle a mis en évidence une peur oubliée, le stress de passer une porte, d'aller vers l'inconnu que l'on oublie par habitude, ou par l'action mécanique d'ouvrir la porte, qui absorbe notre attention. Elle rajoute un stress supplémentairre par une sorte de "farce" :elle a conçu une poignée de porte qui imbibée de peinture macule l'espace de passage.

L'humour entre aussi en scène par un  subterfuge : elle recrée le plaisir de sentir le vent dans les rideau et le sentiment d'oxigénisation en installant des ventilateurs devant des rideaux. Par ce subterfuge l'hormone de plaisir  stimulée rendant la scène absurde.