Art Architecture

Antonioni, Zabrieskie point

Une étudiante rencontre un militant dans la période de troubles des années 60 aux Etats-Unis. Il est emprunt de toutes les revendications propre à cette époque. Zabrieskie Point s'inscrit dans ces remise en cause: cela va du pouvoir établi à la notion de richesse, de bourgeoisie .Il met en scène la destruction de l'univers domestique. Des livres explosent aussi: Il s'agit de remettre la culture au degré 0; revenir à une forme littéraire dénuée d'autorité, d'héritage. C'est ce  que Roland Barthes développe d'ailleurs dans l'idée de remettre un point de départ originel.

Gordon Mataclark

" le punk romantique à la tronconneuse qui prélève des fragments dans les maisons sur les chantier."

 

Robert Smithson avait initié ces questions de site et de non-site. Le site étant le lieu d'intervention et le non-site des pièces en relation au lieu mais extraits.

Broken Floor,

Gordon Mataclark intervient dans des immeubles vétustes, déserts. Il y réalise des découpes pour en faire des sculptures, prélevées.

Spliting, 1971,

Il a obtenu l'autorisation de modifier un lieu avant un projet de réaménagement. Il s'en émane un impression d'abîme.

Fake estate, 1969,

L'architecture est aussi la cible de critique à cette époque. La question de la propriété n'est plus aussi évidente: gordon mata clark met en évidence l'expansion du modèle de la société de consommation, et plus précisément la nécessité, le besoin absolue de s'approprier des choses.

Il réalise une vente aux enchères. Il rachète au préalable au cadastre des espaces oubliés ou abandonnés. Ce sont de petits espaces souvent impraticables, des bandes de terre. Il en tire la satisfaction de cette aquisition, de la possession même de ces territoires. Ensuite il les met en vente aux enchères. Il fournit des diagrammes, des plans austères, des descriptifs détaillés.

il considère ces bandes de terre comme des espaces où i il y a la possibilité d'y réaliser une action; on peut y refaire ces lacets par exemple. Cete question de friches, d'espaces vacants est d'ailleurs toujours d'actualité.

Antony Mac Call

Il réalise des films sculpture de lumière: il s'agit de points de lumière et de faisceaux lumineux. Il interroge la relation du spectateur à l'oeuvre par la durée et par l'absence de narration. C'est un jeu sur la géométrie, la couleur et l'espace. Le point de vue éclaté fait également apparaître un certain degré d'abstraction.

Lara Almarcegui

30 ans après Gordon Mataclark, Lara Almarcequi s'intéresse aux friches, aux espaces abandonnées. Elle a réalisé une performance pendant un mois où elle restaure les fresques sur les murs des Halles. Elle redonne aux passants la possibilité de revivre la splendeur de l'édifice avant qu'il ne soit détruit.

 

Le grand café à Saint-Nazaire, centre d'art  a invité Lara Almarcegui à réaliser une exposition, qui coincidait avec la destruction d'un bâtiment en face. Elle a proposé de venir assister à la destruction du bâtiment.

 

Elle a réalisé une carte des terrains vague à  Amsterdam. C'est une particularité à  Amsterdam , la présence de nombreux terrains inutilisés.

 

Elle a participé à l'ouverture d'un jardin intérieur. Les terrain vagues qu'elle appelle jardin intérieur sont souvent des terrain inaccessibles car ls sont souvent jugés comme dangereux pour le public. Elle a obtenue à Amsterdam l'ouverture au public d'une friche pendant une journée. il s'en est suivi des discussions sur l'avenir du lieu.

 

Robert Smithson

Il amène la question de l'entropie. Il exprime ce que la société post industrielle produit. C'est au départ une notion chimique, d'énergie négative, de dégradation; c'est un principe de destruction, d'érosion.

The tour of monuments of Payssac. Ce qu'il appelle les mines à l'envers, un paysage post-industriel qui témoigne des ravages de la société industrielle (sans qu'il soit lui même en ferveur de l'écologie) Il s'intéresse aussi au monuments voués à leur démolition avant d'être abîmés, comme les pipelines.

Invité à l'université de Kent, alors qu'il faisait très froid et qu'il avait projeté de réaliser une coulée de boue dans l'université . Il y renonce. Les étudiants qui avaient monté ce projet, ont alors l'idée de d'ensevelir un une maison. Un étudiant trouve une remise à bois, ils la vide et réussissent à mettre vingt bennes de terre avant que la poutre centrale ne cède sous le poids.

James Wine

Il réalise un contrat avec les magasins Best,d'immenses supermarchés qui se développent en marge des villes dans les années 70. Dès cette époque, l'architecture devient image ou signe. Il arrive à obtenir avec eux un projet où il réalise une façade d'un supermarché. Cette façade ne propose rien d'autre que son effondrement. La contingence, l'indétermination en vogue a convaincu le businessman d'une façade spectaculaire pour un temple à la consommation. L'architecture est ici consommable, elle se consume même.

Michael Sailstorfer

Forest cleaning:

Il réalise un véritable lissage des arbres: il délimité un carré d'arbres qu'il "nettoie".

Il passe ensuite de l'environnement à l'objet de l'habitable à la fonction. A partir de maisons, il réalise une banquette habitable où il met en place une intéressante question sur l'échelle.

Berdaguer & Péjus

HQE (Haute qualité environnementale)

Dans ce projet Berdaguer et Péjus s'insurgent contre les nouvelles normes. Il imaginent alors des structures soumises à des pressions extérieures qui mettent en scène la pérennité de l'architecture. Des maisons qui s'autodétruisent, à l'échelle d'une vie humaine. Une sorte d'ensemble de projets critiques non réalisés qui stigmatiserait des défauts d'architecture.

Gianni Pettena

Paper

Minneapolis la salle où elle intervenait pour une conférence est littéralement envahie de papier: des bandes de papier sont suspendues partout. Le public pour voir l'intervenante fut obligé de couper le papier pour parvenir jusqu'à elle. La salle se présentait ainsi comme une architecture molle, filandreuse, qui crée un brouillage dans un espace voué à la communication. Dans cet espace où il n'y avait aucune chaise les monceaux de papiers deviennent des assises improvisées.

 

Wearable  chairs

Une proposition sur le nomadisme. Il propose de marcher dans la rue en portant des chaises comme si c'étaient des prothèses aux corps en mouvement. Ici le shéma est renversé l'homme porte la chaise et ce n'est pas la chaise qui soutient l'homme. Comme une sorte de diminutif de la maison, un mode nomade sans architecture.

Ice house

utilise de l'eau gelée versée sur les bâtiments pour envelopper le bâtiment et l'amener à un état d'invisibilité. L'architecture disparait, cela se fond dans le paysage enneigé. L'architecture est conservée mais elle est inopérante.

  Clay House

En été, Il prive la maison de sa surface extérieure en la recouvrant d'argile. Elle durcit et ensevelie la maisn.Elle dévoile des fissure attire des insectes et offre vraiment un autre état, plus naturel comme un nouveau paysage.

 

Il a travaillé aussi sur ces broussailles qui roulent  soulevées par le vent du désert pour en faire des architecture d'assemblage, en mutation permanente.

Grazia et Justitia

Le graphisme mouvant, cinétique, disproportionné voué à la destruction. Il mettent en evidence une concrétisation du langage et le mouvement de type éphémère.

 

 

Paul Virillio

Il observe les bunkers. Comme des traces d'une civilisation guerrière, il étudie ces architectures : construites rapidement par prise rapide, résistant aux éléments naturels, comme le sable la mer. Ces architectures lourdes qui datent d'environ 50 ans son malgré tout en train de muter légerement à cause de l'érosion.